26 avril 2010

Destockage !






Quelques galettes et carrés des années 80 à la vente.
Pour faire simple 550 euros la galette et 100 euros la carré.
Mon email est tout en bas de cette page pour ceux qui auraient des questions.

13 mars 2008

Les Dan Cong de Tea Habitat

A la suite de l’article d’Emmanuel, je me suis laissé tenter par une sélection de Dan Cong proposée par Imen, du blog Tea Obsession. J’ai bien entendu demandé le fameux set à $13 mais également profité de la commande pour aborder des thés plus coûteux. J’ai demandé à Imen quelle était sa suggestion, je l’ai suivie, et j’ai donc reçu le package de 6 Dan Cong à $88 « Eveything new ». Le set à $13 ne m’a finalement pas été compté et j’ai reçu deux échantillons en plus…
54€, 14 thés, 100g…. De quoi s’amuser !

Je commence par les grades « commerciaux », ceux la même qu’Emmanuel a dégustés.
J’ai volontairement évité de lire ses propres notes pour ne pas être influencé.





Fall orchid 07 : la pêche au sirop à sec, monocorde mais parlant. En bouche le goût est également direct mais la question se pose : c’est un Dan Cong ? Bof, faute de mieux alors. Ceci dit à $6 les 30g c’est un bon compagnon pour les assoiffés mais pas pour une dégustation dans les règles de l’art. Un peu comme acheter un cigare fait en chutes de havane.

Honey orchid 07 : $9/30g mangue, pêche etc. Très simple mais bien fait. La pêche est bien là, sans amertume. C’est bon et pas prise de tête. Clairement un thé de bouche avec beaucoup de
mâche. Un cran au dessus du Fall Orchid 07 pour un usage similaire.

Yu Lan Xiang 07 : $6/30g. Sans intérêt. Amer.


Da Yu We 07 : $9/30g Même commentaires pour que les autres « grades commerciaux ». celui-ci parait plus léger, plus floral, mais attention à l’infusion qui peut devenir amère.

Bref ce n’est pas génial mais le prix est imbattable. Doit-on les acheter pour autant ?
Disons que ça a le mérite d’exister et de mette en valeur les thés plus chers. Au moins on comprend la différence de prix… Pour les échantillons suivants du pack à $88 et disposant de 10g à chaque fois, j’ai pu goûter à deux reprises.

07 Xing Ren Xiang
: $28/30g (M3T : 48€/ 30g) galette bretonne ! Un régal de gourmand. Très proche dans ma mémoire de celui de la M3T que j’avais bu. Mais la mémoire…
En tout cas le plaisir est là pour une somme très correcte.

07 Zhi Lan Xiang Lao Cong - Orchid Fragrance $28/30g : Plus riche que le précédent, plus long en gorge aussi, plus fleuri mais accroche plus également quant on le pousse. Sans doute un des plus intéressants mais aussi plus délicat.

07 Zhi Lan Xiang Ping Jai Tou - Orchid Fragrance $25/30g : Pas d’avis ? je n’arrive pas à m’exciter.

07 Guo Ba Xian - Zhi Lan Xiang Fragrance $63/30g : infusion cristalline, sans doute très bon et tout mais il me laisse de marbre. Plait beaucoup à Laurence.

07 Gold Medalist Honey Orchid #2 $30/30g Très fort et riche en goût : un bouillon cube
de DC Par contre ce n’est pas très fin… Miam miam mais pour la délicatesse on repasse.

07 Wu Dong You Hua - Pomelo Flower Fragrance $22/30g. TRES parfumé. Superbe.

Enfin les deux échantillons gratuits :

Po Tou : $25/30g acidité fruitée de la pâte de fruit, quelques notes de caramel au beurre salée.
En bouche : rond, beurré, vanillé. Pas exubérant mais bien fait et ne dépareillerait sur la carte de maisons plus prestigieuses. A froid les parfums floraux ressortent plus nettement. Un bon thé.

Huang Zhi Xiang « orange » 07
: $19/30g Une belle pureté en bouche (peut être parce que je le déguste après une tranche de jambon persillé de chez Verot ?)

Voilà. Résultat beaucoup d’amusement et de plaisir pour une somme raisonnable.
Deux thés m’ont vraiment enthousiasmé : le Wu Dong You Hua et le Zhi Lan Xian Lao Cong.
Je commande prochainement d’autant plus que l’Euro à $1,55 les rend imbattable en rapport prix/plaisir.
Voilà j’ai désormais un fournisseur en Dan Cong. Tea Masters me ravi pour les thés de Taïwan
mais j’attends toujours de trouver un fournisseur de Rochers qui puisse rivaliser avec l’excellence de l’offre de la Maison des 3 thés.

07 février 2008


Bonne année les chinois !



15 janvier 2008



Plusieurs remarques. J'accumule ça depuis plusieurs semaines sans avoir le temps d'en parler, car la doseuse à Guigoz à remplacer ma Roberval à thé…


L’usage du zhong est aisé et n’est pas technique : Je vous le dis mes frères : arrêter de vous pignoler avec le grammage et la température de votre eau : c’est à fond et à fond ! Point.
Comme pour le Gong Fu Cha, il faut de la quantité et de la célérité. Massif et court ! Sauf pour les jeunes Pu-Erhs où la tisane leurs va mieux au teint : 180° (pas la température, le demi tour !) : on gramme léger et on infuse longtemps.
Pour faire monter un zhong en température : Il suffit de l'arroser copieusement d'eau bouillante comme on le ferait pour une Yixing. Pour ça il faut une table à thé sinon on s'arrose les genoux...

A propos de grammage : il faut arrêter d’utiliser la pince à épiler pour doser les Pu-erhs anciens !! Philippe, oui, c’est toi dont je parle mon ami ! Tu ne crois pas qu’il y a un malaise à utiliser tes théières minuscules avec ton grammage de piaf pour faire des économies de bout de chandelles ? Oui tes vénérables galettes sont chères, mais as-tu compté ce que tu as dépensé en Yixing ?

Autre chose : Qu'est ce que c'est que cette mode d'appeler toutes les Yixing des "Zhuni" ?? Il n'y a pas plus de "Zhuni modernes" que de beurre au fiacre à mon avis. L'appellation est trompeuse et sans intérêt à mon sens. C'est comme appeler un piano laqué un Bösendorfer simplement parce qu'il en a l'aspect et comme dirait André Pousse : "Ce n'est pas parce qu'il y marqué Bénédictine sur les chiottes que c'en est !".

Enfin, un mot sur le commentaire de Flo sur le blog Cha-U-Thé, à propose du Da Yu Ling :
Bien vu le coup de la minéralité du Da Yu Ling et de certains Rochers. C'est ce qui fait que je trouve les Da Yu Ling que j'ai goûtés "chiants". Avec le temps et ma petite expérience je fais de moins en moins de dégustations techniques (tasse à sentir & co) et mon approche est plus globale et primaire : "miam-miam c'est bon ce truc" ou "trop cher pour le prix. Ils veulent nous dire quoi là ??"
Le "ils veulent nous dire quoi là ?? " est généralement réservé aux thés les plus chers qui ne me procurent pas un plaisir immédiat. S'il faut chercher pourquoi il est cher, je passe la main... Un exemple ? Les Gao Shan Cha 11 et 14 de la M3T. Ils sont censés être le fleuron des GSC proposés dans cette auguste Maison mais mon expression lorsque j’en bois est proche de celle d’une coquille Saint-Jacques. Sans le corail bien sûr.
Bref, après avoir fait mon étonné auprès du Maître de cérémonie : « comment se fait-il que les GSC de Tea Masters me procurent un plaisir immédiat et que là je ne ressente rien ? »
La réponse fût : « c’est comme ça que doivent être les Gao Chen Sha pour qu’ils expriment leurs terroirs». Curieux, car moi c’est la version sans expression de terroir que je préfère…
Bref après analyse, il semble que les GSC de la M3T sont tous torréfiés pour une meilleure conservation, ce qui leur confère un goût différent des GSC « frais »…

Enfin dernière remarque est malheureusement encore au détriment de la M3T : la comparaison récente d’un haut de gamme de la M3T : le « Bai Hao Wulong 2 » avec le « Bai Hao Wulong « perfect » de TM. J’attendais une bataille en rangs serrés où les protagonistes se rendraient coups pour coups. Mon souvenir du BHW2 bu il y a quelques années était impérissable : notes de roses, de lychee etc. Magnifique. Hélas la récolte de cette année est loin de refléter le souvenir que j’en avais et il faut bien avouer que le BHW « perfect » a clairement dominé les débats, que ce soit en terme de finesse, de parfums ou de longueur en bouche. Raphaël (Blackteapot) qui m’accompagnait dans une dégustation que je lui proposais en aveugle a même eu la sensation de boire le même thé mais dans un état de santé proche la grippe en ce qui concerne le Bai Hao Wulong 2… Aïe !

03 décembre 2007

En vrac.

Après plusieurs mois d'absence je vous livre quelques réflexions, observations et dégustations.
Commentaires sans valeurs absolues, même pour moi !


Yixing en terres "épuisées" vs théières modernes ?

Je ne pense pas que les théières "épuisées" soient meilleures intrinséquement ou plus aptes à transcender une infusion, surtout avec des thés de qualités ordinaires qui ne souffrent pas d'être poussés dans leurs retranchements (amertume, astringence, etc.).
En revanche certaines terres épuisées, les plus dures d'entres elles, permettent de tenir la température un très long laps de temps, et donc de tirer la substantifique moëlle des thés les plus aboutis.
Aucunes des taïwanaises de la Maison des 3 thés que j'ai pu tester ni la théière en "Zhuni moderne" de Teamasters ne parviennent à tenir la chaleur aussi longtemps que certaines de mes yixing en terre épuisées.
Donc pour pousser un vieux Pu-Erh sheng (par exemple) à exprimer sa minéralité rien ne vaut une terre épuisée DURE. Les Duan Ni et autres terres épuisées cuites à moins hautes températures ou en terres plus souples ne tiennent pas la route et sont d'un investissement trop coûteux par rapport à une taïwanaise de belle facture.
Les taïwanaises (M3T) et chinoises modernes que vend Teamasters sont parfaites et suffisantes dans la grande majorité des cas mais il faut s'en servir. Cela semble une évidence mais mettre au repos une théière pour quelques semaines c'est la condamner à déperir, se flétrir, devenir exsangue.

Le zhong ? formidable instrument comme Raphaël l'a souligné et qui peut servir à tous les thés, mais plus encore que la théière le zhong ne pardonne pas aux thés médiocres.

Deux modes d'utilisations :

"flash", façon shoot à la Michel (Le Pete Doherty du Pu-Erh), avec un grammage généreux, en versant l'eau bouillante très rapidement et en infusant quelques secondes.

"Broadband", façon Raphaël (dit "La tisannière") en dosant léger (2g), en versant l'eau plus lentement et en poussant l'infusion au delà de la minute.


Quel est le goût d'un Gao Shan Sha ?

C'est la question que je me suis posé et que je continue à me poser après avoir goûter plusieurs références de Teamaster (Shan Lin Shi, Li Shan, Da Yu Ling), de Camelia Sinensis (Lishan, Ali Shan de M. Li, Ali Shan de M.Chen, Dayu Lin de M. Chang)) et de la M3T (3,4,11,14).
J'ai découvert ou plutôt redécouvert ces thés en me régalant du Li Shan de printemps 2007 de Teamasters : un bonheur de fraîcheur, de présence et d'immédiateté. Un thé de
soif assurément. Equilibré et sans prétention il a fait mon bonheur plusieurs mois durant.
La source s'épuisant j'ai tenté de retrouver un goût similaire à la Maison des 3 thés. Déception. Une qualité indéniable mais l'oxydation plus poussée leur confère un goût plus proche d'un Dong Ding "classique" que ce qui me semblait être le goût Gao Shan Cha trouvé dans le Li Shan de TM (et ceux de camellia Sinensis).
Est-ce que l'approche de la M3T est conservatrice et ne souhaite pas verser dans le modernisme ? Peut-être.
En fait ces deux écoles supposées me rappelent dans le domaine du vin les extractions à froid, modernes, qui visent à mettre en avant la fraîcheur, le fruité, par opposition aux extractions longues, classiques, qui donnent des vins plus sur la réserve dans leurs primes jeunesses.

Où est la vérité ? Je ne sais pas et je ne pense pas que ce soit important.

Quoiqu'il en soit je préfère indéniablement les Gao Shan Cha dans leurs versions primesautières, celles proposées par TM, alors que les Dong Ding me plaisent d'avantage en version "classique", plus oxydés. Pour un tarif sensiblement équivalent le DD "classique" de TM et le DD n°3 de la M3T sont deux très bons produits. Le DD de M. Nen Yu du Camellia Sinensis est un cran en dessous mais loin d'être mauvais.

Pour les amateurs de Dong Ding vieillis, la M3T vient de remettre à la carte son n°8, un Dong Ding de 1991. Savoureux et comme toujours à la M3T une très grande maîtrise des torréfactions qui font passer les Wulongs vieillis de la concurence pour des articles promotionnels des "Charbonnage de France".

07 juillet 2007

Wulong le retour


Pour ceux qui s'étonnent de mon absence momentanée sur les ondes théifères, c'est simplement que je n'ai rien à dire de particulier en ce moment. Du moins sur les Pu-erhs.

J'ai stoppé toutes dégustations de Pu-erhs jeunes, que je ne supporte plus. Trop d'échantillons, trop de merdes imbuvables et sans intérêts.

Il n'y a rien à faire le Pu-erh c'est quand même meilleur avec 20 ans derrière le collet.

Je suis donc en ce moment en pleine redécouverte, salvatrice, des Wulongs.

Je me régale.

C'est grâce à Michel qui m'a apporté quelques grammes de Dong Ding que j'ai redécouvert cette famille dont j'avais mis les dégustations en jachères.

Quelle merveille que ce Dong Ding "traditionnel" de TeaMasters, ou ces Dong Ding #2 et #4 de la M3T aux arômes floraux, miellés...

Je n'oublie pas non plus les Yen Cha (Wuyi > rochers) avec un Da Hong Pao #3 d'anthologie par sa puissance et sa transparence, sa pureté. La "Beauté Académique #2" est également très beau, bien que plus discret dans son approche...

Bref je m'éclate ! Je tourne avec 3 théières au bureau et je me lance dans des infusions épiques de Dong Ding : 4g pendant 10 minutes en taïwanaise... Là où un wulong de basse extraction aurait été stressé et aurait sans doute rendu les armes, le DD#2 m'a injecté de miel les vaisseaux occulaires. Machoire tombante, j'ai réussi à pousser des cris de cachalot échoué. C'était magnifique.

Bref je ratrappe le temps perdu sur cette immense famille...

Et vous des souvenirs de dégustations mémorables ?

05 juin 2007

La dégustation du Pu-Erh pour le débutant

La dégustation pour le débutant en 8 volumes. Accrochez vous au tabouret il y en a pour plus de 20 minutes. Pu-Erh d'accompagnement recommandé.















04 juin 2007

30 mai 2007

21 mai 2007

Pu Er Maison des 3 Thés : 1985 1986 1987 Yiwu



Zoom sur 3 produits de la Maison des 3 Thés :

Brique 1985 n°11
Tuo Cha 1986 n°8
Galette 1987 n°10.


Première partie :


Seconde partie :

17 mai 2007

Pu Er Galettes Feng Qing / CNNP 6711 2006

Une vidéo en 2 parties pour une approche très globale de :

3 produits de la manufacture Feng Qing :

Galette crue, recette 7813, de 2003 (Yunnan Sourcing)
Galette crue, de 1998 (n° 36 à la Maison des 3 thés)
Galette cuite, de 2001 (Yunnan Sourcing)




Galette crue CNNP, recette 6711, de 2006 (Yunnan Sourcing)

15 mai 2007

Pu Er Galette 2006 "Yong De" Organic

Galette "Yong De" Organic 2006

De plus en plus feignasse le Jeancarmet. 'Prends même plus la peine de tapoter ses compte-rendus. J'te jure...





http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&ih=016&sspagename=
STRK%3AMEWN%3AIT&viewitem=&item=260110313858&rd=1&rd=1

Gong Fu Cha : la méthode par l'image

Une histoire de goutte.

Quand j'ai commencé mon initiation au Gong Fu Cha il y a quelques années, je dois dire que les questions que je me posais étaient nombreuses : "J'en mets combien de grammes ? t'es sûr 4,3g ça va pas faire trop ?" et surtout : "Combien de temps ça doit infuser ce boxon ???". 1 seconde de plus que le temps préconisé et c'était la catastrophe. Tchernobyl dans la Yixing. Depuis, je dois dire que je suis bien plus décontracté...
Néanmoins je comprends parfaitement que des repères soient nécessaires aux plus fébriles d'entre-nous. En voici un.
Pour déterminer si l'infusion est prête, il suffit d'observer la goutte qui se forme à l'entrée du bec de la théière : lorsque celle-ci disparaît, retourne dans les entrailles du monstre, c'est que votre infusion est prête !
Rien d'absolu mais c'est une bonne indication, surtout pour les wulongs.

La vidéo montre clairement la goutte disparaitre lors des toutes dernières secondes. (Nadège c'est pour toi ! ;-) )

A vous maintenant !

10 mai 2007

Pu Er carré 2004 Menghai 6515

Je ne sais pas ce qui c'est passé il y a quelques semaines lorsque j'ai goûté pour la première fois ce carré. Ce carré c'est le Fang Cha de Menghai. Recette 6515, millésime 2004.

Pas de quoi pavoiser sur l'intitulé, au moins il n'y a pas de "Wild Big Trees" "Old Arbor" "Pure Yiwu" ou je ne sais quoi destiné à apater le chaland.

Alors pourquoi je l'ai acheté ? Sur sa bonne mine ! Il me plaisait bien ce carré : une bonne bouille, une firme réputé, une recette avec un numéro comme dans le temps où on s'emmerdait pas à faire des phrases.
Des phrases il n'en a pas fait longtemps lorsque j'ai fait la première infusion : une horreur et tout de suite cette image en tête :

"You want to fuk me ?"

Tout de suite après :

"You, you are going to finish like this !" :


Bref, je le sentais mal.

J'y ai retrempé mes lèvres aujourd'hui et finalement c'est du tout bon !


Oh pas le truc à boire le petit doigt levé. ça n'électrise pas le bout de langue, il ne faut pas 1 feuille pendant 15 minutes pour sentir son Qi venir nous caresser le lézard. Non rien de tout ça. Juste un Pu-Erh jeune et plein de fougue. Le pavé est très compressé, très séveux (Philippe passe ton chemin) mais en même temps on retrouve la "patte" Menghai : très aromatique et puissant, presque sauvage en l'état. Comme ça, à jeun il faut avoir l'estomac bien en place, mais qu'est ce que c'est bon de sentir cette présence, cette immédiateté. Ce Pu-Erh a le trait incisif et sain, il parle sans détour, va droit au but sans se complaire dans la demi-mesure ou l'apathie de certains grands crus.




Moi ? J'aime bien.
Pour vous ? Je ne sais pas mais c'est 22$ chez Yunnan Sourcing.

http://cgi.ebay.com/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=260089869730

Pu Er Galette 2005 6FTM BanZhang


J'ai attaqué la journée avec un échantillon de galette offert par Michel : 6 Famous Tea Mountain Wild Tree Collection 2005. Origine : Ban Zhang.

http://cgi.ebay.com/Six-Famous-Tea-Mountain-Ban-Zhang-Raw-Pu-erh-Tea_W0QQitemZ260049865748QQihZ016QQcategoryZ38181QQtcZphotoQQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem

Est-ce que c’est bon ? Oui pas mal, et je remercie Michel de m’avoir fait partagé cette découverte. J’en ai même acheté une pièce car à 22$ la galette c’est donné, surtout avec un tel pédigré prétendu…

Est-ce que ce que je bois correspond à ce qu’il y a marqué sur l’emballage ? Pas sûr.

Peu importe car je ne suis pas un spécialiste mais je crois sincèrement qu’il n’y pas plus de feuilles sauvages dans ce thé que de beurre au fiacre.

Quant à l’origine prestigieuse « Ban Zhang » dont le MaoCha est le plus cher du marché, et la production ne doit pas dépasser 6 à 8 tonnes, je vous laisse faire un petit calcul : 22399 galettes produites… 6FTM aurait eu la totalité de la production annuelle prétendue cette année là ?

Est-ce que le goût correspond au goût « Ban Zhang » ? Je n’en sais foutrement rien car je n’ai jamais eu l’occasion d’en goûter…

Bref comme vous le voyez le marché actuel est dans le flou artistique le plus total : TOUT ce que l’on peut lire dans les magazines, les livres, sur les blogs et les sites de vendeurs est à prendre avec des pincettes. Jamais il n’y autant eu d’informations sur le Pu-Erh et jamais ces informations n’ont autant été sujettes à caution.

Désabusé ? Non pas du tout, car je sais depuis longtemps qu’il ne faut pas croire ce qu’il y a écrit et que tout est relatif.

Digression : Je travaille dans le monde de la Chaussure de luxe depuis plusieurs années et je connais très bien le produit puisque je fais ce métier pas passion. J’ai acheté ma première paire de belles chaussures lorsque j’avais 18 ans et je m’endormais en les regardant, j’examinais les coutures de la trépointe, je touchais le box calf pour sentir sous mes doigts la rondeur d’un cuir provenant des meilleures tanneries françaises. Je suis même allé passer un week-end à Londres pour me rendre à la Mecque de la chaussure sur-mesure où j’ai fait des photos qui ornaient les murs de ma chambre d’adolescent. Bref la passion et l’expérience du métier ont fait de moi un professionnel que je pense accompli. Cela m’a permis également de faire la part des choses entre ce que racontent les passionnés et la réalité.

Mon Dieu, combien d’anneries j’ai pu lire de la part de prétendus experts… A force de puiser des informations à droite et à gauche, de prendre pour argent comptant un article de magazines, etc. l’amateur finit par se prendre pour l’expert alors que sa vision parcellaire des choses n’en fait qu’un gonflant emmerdeur.

Idem pour le thé : L’emballage de telle galette ne correspond pas à sa date supposée de fabrication car sur le site X il est indiqué que la première mise date de 19XX ? OK c’est marqué noir sur blanc. Est-ce vrai pour autant ? A-t-on toutes les informations pour prétendre pouvoir l’affirmer avec certitude ? NON.

Pour illustrer mon propos, je vous invite à découvrir cette vidéo. C’est la seule et vraie façon de faire le Pu-Erh en Zhong. Vous pourrez désormais l’affirmer haut et fort car vous l’avez vu faire sur un blog sérieux, rédigé par un amateur avec plus de 7 ans d’expérience…

04 avril 2007

Opération « Tea for Two » quatrième !

Au fil de mes offres je me suis rendu compte que ce qui vous plaisait avant tout c’était la possibilité de découvrir.

Découvrir pour le plaisir. Découvrir pour apprendre.

Je vous propose donc de tester les échantillons de 8 Pu-Erh différents, venant de ma propre cave, et qui ont chacun un intérêt. A ceux qui le souhaitent je vais envoyer un fichier Excel que chacun pourra remplir à sa guise en prenant un minimum de 10g et un maximum de 50g des thés proposés. Le seul impératif étant de prendre au moins 10g de chaque. Dans ce cas là, le montant total n’excédera pas 27.70€, de quoi permettre à tous d’en profiter à un prix plus que raisonnable !

Voici la teneur de ce « kit découverte » :

Galette 1980 n°19 de Menghai. Un Pu-Erh cru d’une année qui commence à se faire rare… Ce thé est très jeune en bouche et il est même étonnant qu’il ait conservé une telle verdeur au fil des années ! Son évolution est intéressante et il ne se dévoile réellement qu’à partir de la quatrième infusion.

Galette 1986 n°4 de Menghai. Voilà un Pu-Erh curieux mais instructif à mon sens : les premières infusions laissent à penser que c’est un cuit mais la suite, tout comme l’aspect des feuilles, tend à prouver que c’est soit un mélange cru/cuit, soit un tout cru qui aurait évolué bizarrement ! Peut-être une galette qui aurait été stockée en milieu humide dans sa jeunesse et qui aurait été « sauvée » par la suite… Les paris sont ouverts.

Brique 1996 recette 7581 de la firme Kunming. Une brique mélange cru/cuit. Rien d’extraordinaire mais il est instructif d’observer en bouche comment ce les feuilles « crues » apportent de la fraîcheur à l’ensemble où domine le caractère « cuit ».

Galette 2002, Chang Tai, Yi-Ban, Wild arbor. Une galette crue, bon exemple du travail de la firme Chang Tai. Il est désormais quasiment impossible de trouver du Pu-Erh des années antérieures à 2004…

Galette 2002, Haïwan, An Ning region, Ancient arbor. Idem, de quoi se rendre compte du travail de la manufacture Haïwan.

Galette 2002 n°39, Youle. Un grand cru. Les thés précédents étaient issus d’un mélange de feuilles de théiers éparses. Cette galette provient de la région des 6 montagnes et la récolte est issue de théiers sauvages centenaires. Il est amusant de noter la touche fumée qui provient non pas d’un séchage particulier mais du feu dans l’habitation de la famille qui a récolté les feuilles.

Galette 2003 n°40, Nannuo. Un grand cru dont l’origine est également la région des six fameuses montagnes . Nannuo est situé au sud-ouest de la rivière Lancang. La récolte est également issue de théieres sauvages centenaires. La comparaison entre cette galette et la précédente peut être amusante…

Galette 2003, recette 7542 de Dayi (Menghai). Une recette on ne peut plus classique de cette firme réputée et rachetée par Bowin en 2004. Le goût « 7542 » est bien présent et je pense que c’est quelque chose que tout amateur se doit d’avoir goûté au moins une fois. Autre point qui mérite l’attention de l’amateur : l’aspect légèrement trouble de l’infusion, signe théorique de mauvaise qualité. Et oui, même un défaut peut-être instructif !

Antonio, Michel, Alain, Eric, Axel, Florian, Jérôme, Yves et Thomas : Merci !


28 mars 2007

Opération « Tea For Two » troisième !


Troisième opération : 3 galettes, 3 millésimes, 3 manufactures !

Tonton Jeancarmet vous propose non pas 50g, non pas 100g, mais bien 150g de thé !

Je vous offre l’occasion pendant quelques jours de partager 50g de chacun des Pu-Erh suivants :

Galette 1998 n°36 « Fengqing », 75€

Galette 2003 n°37 « Menghai », 66€

Galette 2004 n°38 « CNNP» Yellow label, 66€


Vous avez fait le calcul ? 29€ par participant pour 150g… Elle n’est pas belle la vie ?

Vous connaissez désormais la marche à suivre :

Merci à tous les participants ! Tout est réservé !


Pu Er Galette 2005 n°45

Voici le premier commentaire à m'être parvenu sur la galette 2005 n°45 !

Bref rappel, cette galette est le fleuron de la Maison des 3 Thés, celle devant laquelle il faut se signer et poser un genou à terre.

« Alors je l'ai préparé en zhong dans un premier temps et en yixing dans un deuxième.
3 grammes environ pour 10 cl infusions successives (rapides puis longues).

Bon premier constat l'odeur est très agréable rien a redire la dessus.

Je
découvre la couleur de la liqueur et déjà assez étonné tiens un Oolong ? ^^ Je m'attendais a une couleur plus orangée quand même mais bon ce n'est pas un problème en soi.

Une fois en bouche la première impression me déstabilise complètement, je qualifierai ce thé d'"électrique" jamais je n'avais rencontré ce cas un peu comme quand on met sa langue sur la borne d'une pile (très léger bien sur).
Des notes très florales (enfin quelque chose a quoi je m'attendais) mais il me semble qu'il y en a beaucoup et j'ai du mal a les "séparer", a les analyser.
Je ne sais pas mes papilles sont assaillies et en même temps je n'ai pas l'impression qu'il se passe grand chose, c'est totalement contradictoire :o.

Sinon je trouve le goût en bouche une fois le thé bu rafraîchissant et agréable et il est clair qu'il résiste très bien a nombre d'infusions successives. »

Yixing Zhuni coquille d'oeuf

Comme ce blog s'appelle "Pu-Erh & Yixing" il faut bien que je colle une photo de théière de temps en temps...

je vous l'accorde la prise du vue n'est pas top, mais elle permet d'apprécier la qualité d'une vraie terre "Zhuni" ancienne avec ses fameuses et rares "crawl marks".

Bref un interlude avant d'autres tests de galettes...

27 mars 2007

J’ai noté que les galettes de ces dernières années et notamment les « grands crus » dont vous avez été nombreux à vous partager quelques grammes n’étaient pas à leur mieux en théières.

Je m’explique : Comment faites-vous vos thés verts ? En zhong ! Qu’est ce qu’une galette de 2005 ? Du thé vert !!

J’aurai donc tendance à vous conseiller en suivant ma propre expérience d’utiliser 2g, en zhong, et de pousser les infusions au delà de la minute.

La Yixing gomme certaines choses, en tout cas, n’apporte rien, à ce stade de maturité des galettes 2003 et suivantes. Le zhong en porcelaine, quant à lui, mettra en exergue qualités et défauts, et comme ces galettes ont plus de qualités que de défauts vous avez tout intérêt à profiter de l’effet loupe du zhong !